Mr
Eric LEGUERN
Research Director
Chercheur
ED3C
10-07-2014
10-07-2014
28-11-2016
Available to host a PhD student
Genetics and physiopathology of inherited epilepsies

Team

O Epilepsy consists of a wide range of syndromes, all associated with abnormal synchronous neuronal firing in one or more brain regions. It is the most common neurological disorder, affecting about 1...

Biography/CV

Notre équipe s’intéresse aux aspects génétiques et physiopathologiques des épilepsies familiales. Notre objectif est d’élucider les bases moléculaires de certaines de ces formes d’épilepsie et de clarifier les mécanismes pathogéniques sous-jacents grâce à l’étude de modèles cellulaires et animaux. Les formes familiales d’épilepsies constituent des modèles pertinents pour les formes communes d’épilepsie en identifiant des protéines clefs impliquées dans l’épileptogénèse et l’ictogénèse. Au cours des dernières années, notre équipe a identifié les gènes SCN1A (sous-unité α1 du canal sodique voltage-dépendant) et GABRG2 (sous-unité γ2 du récepteur GABAA) chez des familles présentant une association d’épilepsie et de convulsions fébriles, PCDH19 et HCN1 chez des patients atteints d’une encéphalopathie épileptique, le syndrome de Dravet et DEPDC5 dans les épilepsies familiales focales.

Nous poursuivons nos travaux de génétique sur 1/ les encéphalopathies épileptiques, en particulier le syndrome de Dravet, 2/ les épilepsies focales de transmission autosomiques dominantes, 3/ les épilepsies généralisées avec convulsions fébriles et 4/ les formes autosomiques récessives d’épilepsie myocloniques juvéniles et d’épilepsie-absence de l’enfant. Pour identifier de nouveaux gènes, notre approche associe les analyses de liaison et l’homozygosity mapping aux techniques de séquençage du whole exome. Dans un second temps, nous déterminons le spectre mutationnel, établissons des corrélations phénotype-génotype et étudions les conséquences fonctionnelles des mutations dans des systèmes cellulaires.

L’équipe s’intéresse aussi au gène LGI1, dont les mutations sont responsables d´une épilepsie temporale latérale associée à des hallucinations auditives, et dont les autoanticorps dirigés contre la protéine provoquent des encéphalites autoimmunes, ce qui montre sa large implication en neurologie. Nous avons tout d’abord généré des souris constitutivement déficientes en LGI1 et montré qu’elles reproduisaient en partie la pathologie humaine avec l’apparition de crises d’épilepsies spontanées. Aujourd’hui, nous précisons le rôle de cette protéine dans le fonctionnement normal ou pathologique (épilepsie) du cerveau en invalidant le gène à différentes périodes du développement (à partir de E10,5 et stade adulte) et dans différents types cellulaires (cellules pyramidales versus interneurones).